| Le Triumphe d’Anvers, faict en la susception du Prince Philips, Prince d’Espaign / GRAPHEUS Corneille, dit aussi SCRIBONIUS ou SCHRYVER, 1550 | |||||||||
Le Triumphe d’Anvers, faict en la susception du Prince Philips, Prince d’Espaign.
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GRAPHEUS Corneille, dit aussi SCRIBONIUS ou SCHRYVER
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| Français |
« La traduction française est très infidèle, de nombreux passages sont mal rendus, d’autres tronqués ou supprimés.
Les planches ne représentent que des décorations architecturales, mais le texte donne une très curieuse description des nombreux cortèges de marchands ou de corps de nations qui défilèrent à cheval; celle de leurs habits, des harnachements et de la race de leurs chevaux, etc., avec, à la fin, celle de 3 joutes. La 1 re et la dernière étaient des tournois à cheval, la 2 e un combat à pied. Deux seigneurs, le Comte d’Arembergh, seigneur de Barbansson et Jacques de Herbois (ou Harbois), Marquis d’Anvers, avaient été si grièvement blessés dans un tournoi précédent, donné à Bins (Binche) par ordre de la Reine Marie de Hongrie Qui gouvernait alors les Pays-Bas pour son frère Charles-Quint. Pour le tournoi de Binche, qui avait eu lieu en 1549, voyez Ruellens . qu’ils ne purent prendre part à l’un de ceux d’Anvers pour lequel ils étaient désignés. Ils furent alors remplacés par le Prince de Piémont et M. de Humbermont. Le récit de Grapheus nous montre d’ailleurs avec quelle violence avaient lieu ces combats.
On sait que, quelques années plus tard, l’enthousiasme de la noblesse et du peuple des Pays-Bas, si pompeusement décrit par Grapheus, se transforma en une haine implacable contre Philippe II qui finit par perdre ces belles provinces à la suite d’une longue et sanglante révolte.
D’après ses biographes, les ouvrages de Grapheus « sont écrits dans un latin élégant ». Mais, quand il décrit des armes, des étoffes, des habillements inconnus des anciens, il use d’un latin de cuisine réjouissant : casacca pour casaque, Hallebardiï pour Hallebardiers, vestis interior (Palthocum appellant) Littré, d’ailleurs, fait remonter au XV e siècle l’origine du mot paletot , qu’on écrivait paletoc , d’où le terme de mépris paletoquet . Mais on voit que, contrairement à sa signification moderne, c’était alors un vêtement de dessous. pour le vêtement de dessous des marchands de Lucques, etc., etc. » Mennessier de La Lance (1915-1921)
: Anvers , cavalcade , Philippe II , tournoi