|
L’ouvrage est entièrement numérisé et disponible sur le site de : |
||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Le Cheval Normand au Moyen Âge / HOUËL Ephrem-Gabriel, 1881 | |||||||||
Le Cheval Normand au Moyen Âge, par M. Ephrem Houël, Inspecteur général honoraire
des Haras.
/
HOUËL Ephrem-Gabriel
|
|||||||||
|
|||||||||
| Français |
« Jusqu’à la fin du règne de Louis XIII, on peut dire que le cheval normand se bornait à répondre aux besoins de l’époque, qui étaient alors presque exclusivement ceux de la selle. Plus petit dans la Hague et dans le Bocage, plus fort et plus brillant dans le Merlerault, plus épais dans le Cotentin et dans la vallée d’Auge, c’était toujours le même cheval qui répondait assez au cheval anglo-normand de notre époque, avec cette différence que l’étalon améliorateur était l’arabe et l’espagnol, au lieu que celui de notre temps est le pur sang anglais. La seule espèce spéciale entretenue avec soin, qui était alors d’une utilité considérable et dont il se faisait un commerce important, était le cheval de pas relevé dit bidet d’allure ; mais à l’époque dont nous parlons, il se fit un grand mouvement dans la spécialité du cheval ; l’usage des voitures s’introduisant dans les grandes villes, il se trouva que le Bessin et le Cotentin surtout produisirent à l’aide du croisement avec les chevaux du Nord de superbes chevaux qui dépassèrent même leurs pères. Aussi, pendant près d’un siècle, le cheval du Cotentin fut-il considéré comme le plus beau carrossier du monde, et l’on sait que lord Pembrock écrivait à Bourgelat : qu’il ne concevait pas le goût des Français pour le cheval anglais, quand il voyait les belles espèces de carrosse de la Normandie et les belles espèces de selles du Limousin et de la Navarre. L’élevage du carrossier prit une telle importance, dans le Cotentin surtout, qu’on y distingua bientôt plusieurs variétés curieuses à étudier ; il y avait d’abord le fort cheval noir, qui n’était autre que l’ancienne espèce provenant des croisements orientaux, mais qui, grandie et grossie par l’influence du sol et du climat, était arrivée à une taille assez forte et surtout à une ampleur magistrale.[...]. » Présentation de l’éditeur (1881)
« Cet opuscule fut d’abord publié dans l’ Annuaire Normand , puis tiré à cent exemplaires, par les soins de M. Julien Travers, pour l’auteur et ses amis. » Mennessier de La Lance (1915-1921)