|
L’ouvrage est entièrement numérisé et disponible sur le site de: |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Les Chars de Triomphe / Maximilien 1er, N. D. | |||||||
Les Chars de Triomphe : feste intéressante imaginée sur la fin de sa vie par l’empereur
Maximilien I
er
, gravée par ordre de S.M.I sur les desseins d’Albert Durer et de Jean Burgkmair en
1517
/
Maximilien 1
er
,
BURGMAIR Hans
et
DÜRER Albrecht
|
|||||||
|
|||||||
| Français |
« Quelques années avant sa mort, l’Empereur Maximilien 1 er , voulant laisser un monument de sa grandeur, fit exécuter une suite de miniatures « du plus précieux travail sur cent neuf feuilles de parchemin de la grandeur extraordinaire de 34 pouces de longueur sur 20 de hauteur », qui représentent l’état de sa maison, ses guerres, ses conquêtes et certains événements de son règne, puis il les fit dessiner par Hans Burgmair dont les dessins furent gravés sur bois de 1516 à 1519 par 17 graveurs différents dont les noms ou les monogrammes sont inscrits au dos des planches en bois de poirier qui existent encore.
Burgmair « ne copia pas servilement les miniatures », mais il représenta les mêmes scènes avec d’heureuses variantes dans la composition, dans l’attitude des personnages, etc. Chaque feuille de miniature contient 2 sujets et est représentée par 2 planches.
La mort de l’Empereur, survenue en 1519, arrêta ce travail, et non-seulement un certain nombre de miniatures n’ont pas été reproduites, mais le titre général de l’ouvrage et les légendes de chaque planche sont restés en blanc dans des cartouches ou des banderoles préparés à cet effet.
L’ouvrage se compose de 135 planches, et il y en aurait eu plus de 200 si toutes les miniatures avaient été gravées.
Les dessins originaux en sont très souvent attribués, en tout ou en partie, à Albert Durer Durer Albert , peintre et graveur, l’un des plus célèbres de l’Allemagne, 1471-1528. Il fit aussi des travaux pour Maximilien . . C’était l’opinion de M. de Murr Murr Christophe-Théophil e, érudit allemand, né et mort à Nuremberg, 1733-1811. Il a publié d’innombrables travaux en latin, en allemand et même en français. et Ambroise Firmin-Didot Didot Ambroise-Firmin , savant imprimeur et libraire français, conseiller municipal et ancien membre de la chambre de commerce de Paris. Hélléniste distingué, il fit d’importants et fructueux voyages en Orient et fut, pendant quelque temps, attaché d’ambassade à Constantinople, 1790-1876. l’a reprise dans son excellent ouvrage Essai sur l’histoire de la gravure sur bois .
Mais l’auteur anonyme de l’intéressant Avant-Propos qui précède l’édition du Triomphe de 1796 et qui est sans doute Bartsch Bartsch J. Adam de , dessinateur et graveur à l’eau-forte et au burin, né et mort à Vienne 1757-1820. Il était membre de l’Académie des Beaux-Arts et premier Garde de la Bibliothèque impériale. Son grand ouvrage, Le Peintre graveur , mine précieuse d’exacts renseignements, comprend 21 vol. in-8°, publiés de 1803 à 1820. — car il l’a littéralement reproduit dans son ouvrage Le Peintre Graveur (article sur Burgmair , T. VII, p. 228) — réfute cette opinion d’une manière convaincante. Les dessins sont bien de Burgmair seul. D’ailleurs — pour ne parler que des chevaux —- ceux d’ Albert Durer sont assez faciles à reconnaître : ils sont généralement dépourvus de toute élégance, mais le dessin en est très correct. Quelques-uns de ceux du Triomphe rappellent bien un peu la manière d’ Albert Durer , mais le dessin de beaucoup d’autres est, au point de vue anatomique, au-dessous du médiocre.
Les bois ont été retrouvés dans deux endroits différents et on les a réunis et transportés à la Bibliothèque impériale de Vienne. Des épreuves en furent alors tirées, mais en petit nombre, et elles sont devenues introuvables. D’après la note de P.-J. Mariette Mariette Pierre-Jean, marchand d’estampes et célèbre amateur d’art, né et mort à Paris, 1694-1774. Membre de plusieurs académies, il avait réuni une magnifique collection d’estampes. Dans la note qu’il a placée en tête de son exemplaire, il attribue les dessins originaux du Triomphe à Albert Durer et à Burgmair . , qui se trouve en tête de son exemplaire, on n’en connaissait alors que 3 : l’un à la Bibliothèque de Vienne , un 2 e appartenant au roi de Suède et le sien Actuellement à la Bibliothèque nationale, Estampes [Pd 23, Rés.]. . Ce dernier est d’ailleurs très incomplet : il se compose de 87 feuillets (et non 87 planches, comme on l’a écrit, mais 6 feuillets sont en blanc et ne contiennent que le titre de la planche qui manque. À la suite, il y a quelques planches qui se rapportent à l’ histoire de Maximilien, mais qui n’appartiennent pas au Triomphe .
Dans cet exemplaire, le titre général est calligraphié et Mariette a intitulé à tort l’ouvrage « Les Chars de Triomphe » Il existe bien un Char Triomphal de Maximilien, mais c’est une grande planche de 8 morceaux joints en largeur, œuvre d’Albert Durer. . À la suite de ce titre, il a placé une longue note donnant des détails historiques sur le recueil, dans lequel il a aussi calligraphié quelques légendes des planches laissées en blanc dans les tableaux ou banderoles.
Ces titres et légendes, quoique non inscrits sur les planches, ont été conservés.
Maximilien , en effet, les avait dictés à son secrétaire Treitzsaurwein et, dans l’édition de 1796 Kaiser Maximilians I Triumph , le texte qui précède les planches les donne pour chacune d’elles.
Je ne connais ni l’exemplaire de Vienne, ni celui du Roi de Suède. Je viens de donner le détail de celui de Mariette et voici la description de celui de 1796. » Mennessier de La Lance (1915-1921)
: 16e siècle , gravure , Maximilien I