Bibliothèque mondiale du cheval

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Mémoire sur les Haras considérés comme une nouvelle richesse / BOHAN François-Philibert LOUBAT, BARON DE, An XIII — 1804
Mémoire sur les Haras considérés comme une nouvelle richesse pour la France, et sur les moyens qui peuvent augmenter les avantages de la Cavalerie française, par le feu Baron de Bohan, Colonel de Dragons, Aide-Major général de la Gendarmerie, revus et publiés par Jérôme Delalande. / BOHAN François-Philibert LOUBAT, BARON DE et DELALANDE Jérôme
: Paris , Courtier, An XIII — 1804
: 1 vol.
: VIII-90 p.
: in-8°
Français

: Droit / Utilisation agricole et territoriale

« Dans la 1 re partie de l’ouvrage. Bohan adopte l’utopie de l’État producteur et développe tout un plan pour cet objet. Mais il faut dire qu’à l’époque où il écrivait, l’industrie chevaline française était complètement anéantie et que beaucoup de gens pensaient qu’elle ne pouvait se relever qu’avec la participation effective de l’État.

La 2 e partie, relative à la cavalerie, est plus intéressante. Bohan y montre qu’il possédait à fond la connaissance de son arme.

Jérôme Delalande, qui a publié ce livre après la mort de Bohan dont il était l’ami intime, n’était autre que le célèbre astronome. Tous deux étaient membres de la Société littéraire de Bourg avant la Révolution.

De Lalande a inséré, en tête de l’ouvrage — devenu très rare — une biographie de son ami.

Le nom de Bohan mérite d’être conservé dans la mémoire des cavaliers. Il s’éleva, souvent avec succès, contre la routine des règlements de son époque, et surtout celui de 1777; recommandant l’équitation d’extérieur, le travail quotidien, et proscrivant, non sans vigueur, « les singeries » et les « chipotteries » de ses devanciers. Il était doué d’un remarquable esprit d’observation et beaucoup de ses préceptes ou de ses critiques, frappés au coin du bon sens, n’ont pas vieilli.

L’ordonnance de l’an XIII, dit l’avertissement de l’édition de 1821, lui doit une grande partie de ses détails et de ses meilleurs principes.

L’Examen critique a été traduit à l’étranger et notamment en portugais, Lisbonne, Ferreira, 1791, in-8°. L’ouvrage de 1821 a été traduit en espagnol, Madrid, 1827, in-8°. » Mennessier de La Lance (1915-1921)