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| Hippiatria — 1531 / RUSIO Lorenzo ou RUSUS Laurentius ou RUSÉ Laurent, Anno M.D.XXXI. [1531] | |||||||||||
Hippiatria sive Marescalia Laurentii Rvsii ad Nicolaum sancti Hadriani diaconum Cardinalem,
inqua praeter variorum morborum plurima, ac saluberrima remedia, quadragintatres commodissimae
Frenorum formae excusae sunt vt nullum tam nouo oris vitio laborantem Equum inuenias,
cui non hinc occurere possis.
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RUSIO Lorenzo ou RUSUS Laurentius ou RUSÉ Laurent
et
BEHAM Hans Sebald
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| Latin |
« Sur le titre et après la table, se trouvent 3 fig. de chevaux, deux tournés; à droite et un à gauche, avec le monogramme H.-S.-P. (entrelacés) Ce monogramme H.-S.-P, est la marque de Hans-Sebald-Beham , graveur allemand, 1500-1550. Il avait aussi adopté le monogramme H.-S.-B. qui se rapporte plus exactement à son nom. , quelquefois , reproduites dans les éditions suivantes de Rusé et dans certaines éditions de Fiaschi .
Les fig. de mors sont à pleine p. et représentent des instruments de supplice variés et ingénieux, destinés pour la plupart à des chevaux à bouche particulièrement dure; ils ont une liberté de langue très élevée qu’on appelait alors aussi palette, pas d’âne ou padane qui devait défoncer le palais des chevaux — et qui le défonçait en effet Voyez sur cet accident les démonstrations et les recommandations de La Broue aux chap. XVII et suivants du 3 e Livre de son Cavalerice , où il décrit le fameux mors à la Pignatelle « qui ne peut violenter en aucune sorte le palais ».J’ai vu d’ailleurs le mors arabe produire au palais les mêmes blessures graves.Ce pas d’âne a été ressuscité de nos jours par Howlett sous le nom de gorge de pigeon (p. 24 de ses Leçons de Guides ), ce qui prouve qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais ce qui n’est guère à l’honneur de ce maître en l’art de mener. Il y a heureusement d’autres moyens de remettre la bouche d’un cheval « tireur », comme dit Howlett, ou « qui est oris nimium duri », comme dit Rusé. — et sont agrémentés de pointes, de molettes aiguës, de doubles gourmettes, etc. On s’imagine difficilement qu’un cheval, si lourd et si commun soit-il, ait jamais pu faire un pas, ainsi torturé par de semblables engins, et plus difficilement encore comment les tortionnaires qui les employaient, et qui s’intitulaient écuyers, ne s’apercevaient pas que les résistances désespérées dont ils nous donnent une copieuse description n’avaient pas d’autre cause.
On sait d’ailleurs que les écuyers italiens de cette époque arrachaient au jeune cheval ses crochets qu’ils appelaient escalognes Scalliones en latin, s caglioni en italien, escalongnes ou escalognes, puis escaillons,écaillonsbarre en français. Dérivent du latin scala, échelle (qui nous amène au mot français barre ?). Les chevaux écaillons étaient ceux qui avaient la barre longue, ou la scale longue par suite de l’arrachage des crochets, d’où probablement escalongne. Mais M. Moulé, dans son savant Glossaire vétérinaire médiéval , donne au mot escalogne une origine toute différente : « les escalognes... ou crochets du cheval... portent encore le nom de scaglione en italien moderne. Elles le doivent à leur ressemblance avec une gousse d’ail ou d’échalotte qui, dans le vieux français médiéval, portait les noms d’escalongne, eschaloigne. »Voyez Escaillon dans Interprétation de plusieurs termes de cest art , au commencement du 1 er Livre du Cavalerice de La Broue — dans le Dictionnaire du Gentilhomme de Guillet — dans le Dictionnaire de Manège qui fait suite à la Connoissance parfaite des Chevaux de Liger — dans le Dictionnaire d’Hippiatrique de Cardini ... etc. , afin de pouvoir lui introduire dans la bouche leurs formidables mors.
Cette opération est décrite en détail par Rusé, au chap. 40, par Naaldwyck et plusieurs autres hippiâtres ou écuyers de cette époque.
Mais il semble probable que la plupart de ces mors ne peuvent être attribués à Rusé, car il dit : « pour omettre les mors horribles et difficiles, lesquels pour leur rudesse blessent fort la bouche des chevaux, ie prendray seulement aucunes sortes de mors... utiles et délectables aux chevaux ». Dans l’édition Incipit tabula , il n’y a que dix petites fig. de mors et, de plus, Rusé était mort depuis longtemps quand son ouvrage a été imprimé. Il était d’ailleurs maréchal et non pas écuyer.
Il est donc probable que ces mors ont été décrits et représentés par quelque écuyer du XVI e siècle dont l’imprimeur aura demandé la collaboration. On verra plus loin, d’ailleurs, qu’aux éditions suivantes, les fig. de mors ont été portées au nombre de 64. » Mennessier de La Lance (1915-1921)
: embouchure , hippiatrique , mors , soins