Bibliothèque mondiale du cheval

À la découverte de la corrida à cheval en France / CHETCUTI Patrick-Jean-Claude, 1992
À la découverte de la corrida à cheval en France — Patrick-Jean-Claude Chetcuti; sous la direction de Michel Eeckhoutte / CHETCUTI Patrick-Jean-Claude
: Toulouse , École nationale vétérinaire de Toulouse, 1992
: thèse doctorat vétérinaire ENV Toulouse; avec une bibliographie
: 1 vol.
: 90 p.
: 24 cm
: avec photos, schémas
Français

: Equitation / Équitation ibérique

« La corrida à cheval est à l’origine même de la tauromachie, mais elle évolua différemment selon les pays. En Espagne, elle laissa au XVIII e siècle sa place à la corrida à pied pour ne resurgir que récemment. Au Portugal, par contre, elle resta sur le devant de la scène subissant toutefois des modifications importantes, comme la suppression de la mise à mort, l’afeitado obligatoire et l’intégration des forcados dans le spectacle. En France, elle ne résista pas aux interdictions poontificales du XVI e siècle et elle ne put revenir au premier plan qu’au XX e siècle pour connaître aujourd’hui un réel engouement. La Loi française autorise les mises à mort dans les régions où la tradition tauromachique est ininterrompue, mais, c’est le règlement taurin espagnol qui est applicable lors d’une corrida; en France, ceci pose d’ailleurs des problèmes, car l’autorité qui préside ce genre de spectacle n’a pas le même pouvoir dans les deux pays. Un autre point du règlement reste très discuté, c’est l’épointage des cornes des taureaux. Les corridas à cheval se déroulent en trois phases : la salida, la suerte de ganderilles, la mise à mort. Il existe en France deux types de corrida à cheval, à la mode espagnole avec mise à mort et à la mode portugaise avec les forcados. Techniquement, le rôle des auxilliaires à pied est important et on peut recenser de nombreuses possibilités pour passer au plus près du taureau et lui planter les banderilles. Les acteurs principaux du rejoneo sont d’abord les taureaux de combat élevés et testés dans le sud de l’Espagne et en Camargue selon un mode extensif traditionnel; ensuite, les chevaux, d’origine ibérique pour la plupart et soumis à un dressage de longue haleine; enfin, les rejoneadores, hommes ou femmes, avec plus ou moins de moyens au départ pour accéder au sommet de leur art. Ces cavaliers et cavalières émérites entretiennent avec les vétérinaires des relations méritant souvent d’être approfondies. » Présentation de l’éditeur (1992)