| Équitation raisonnée — 1939 / LICART Jean, 21 février 1939 | |||||||||||
Équitation raisonnée — Capitaine Licart
/
LICART Jean
|
|||||||||||
|
|||||||||||
| Français |
« Science et Art sont souvent opposés à tort en équitation. « L’art de savoir faire »,
domaine de l’artisan, et « l’art objet de l’esthétique », domaine de l’artiste, s’y
rencontrent. Mais ce n’est qu’en haute école, et parfois dans le sport hippique, que
l’équitation peut évoquer le sentiment du beau, ce qui est le propre de l’art. Art
et science se complètent. Si l’art est suffisant pour se produire, la science est
nécessaire pour instruire. Les artistes — qui d’habitude se soucient peu d’instruire
— dénient cette indispensable valeur de la science, comme si en tout la science ne
constituait pas la blus simple et la plus efficace initiation.
L’équitation, en réalité art scientifique, est l’application plus ou moins habile
de sciences diverses. Réduire de plus en plus en théorie la part d’habileté qu’elle
comporte est le seul moyen qui puisse la faire progresser et qui permette de donner
aux cavaliers — en faisant appel à leur réflexion — une instruction qui ne soit pas
superficielle, qui permette de faire de chacun d’eux de bons artisans dont la formation
des réflexes aura pu être quidée avec sûreté.
La constitution de la « machine animale », le jeu des groupes musculaires les plus
importants dans son fonctionnement et les effets physiologiques des aides, par exemple,
sont des connaissances indispensables pour le dressage et pour obtenir du cheval,
quelle qu’en soit l’utilisation, le meilleur rendement. Les moyens d’investigation
actuels ne permettent plus de se contenter d’empirisme. Le cinématographe ralenti,
notamment, fournit la possibilité de préciser les connaissances transmises par nos
devanciers et surtout de se dégager de la statique, qui, en équitation, où tout est
mouvement, donne la plupart du temps des idées fausses.
Il est à remarquer, en outre, que les réalités seules peuvent satisfaire le désir
de comprendre et d’apprendre de la jeunesse actuelle, plus réaliste que celle d’autre
fois. Les « faites comme moi » ne lui suffisent plus. Des conceptions rationnelles
s’imposent de plus en plus dans l’instruction équestre. » Présentation de l’éditeur
(1951)
« L’auteur estimant que la science constitue la plus efficace initiation à l’art équestre, cherche à réduire en théorie la part d’habileté qu’il comporte afin que l’instruction ne soit pas superficielle et que la formation des réflexes puisse être guidée avec sûreté. Le meilleur rendement du cheval sera obtenu à partir de connaissances indispensables sur la constitution de la "machine animale", le jeu des groupes musculaires et les effets physiologiques des aides. Ce traité d’équitation s’appuie sur des conceptions rationnelles. » IFCE
« Le livre a de multiples fois été réédité, la dernière rencontrée date de 2004 chez Lavauzelle. » Bibliothèque Mondiale du Cheval