Comité de rédaction : M. le
général Pernot du Breuil
, Président. M. le
lieutenant-colonel Cavaillé
, M. le lieutenant-colonel Fresson, M. le
lieutenant-colonel Gudin de Vallerin
, M. le
lieutenant-colonel Margot
, M. André Moizard.
Loin d’avoir la prétention de vouloir innover, le présent ouvrage, qui se réfère d’ailleurs
aux grands principes classiques de l’Équitation française, ainsi qu’à la façon de
monter de nos meilleurs cavaliers d’avant-guerre et d’après-guerre, a pour objet de
définir une monte française dans les compétitions sportives, particulièrement en Concours
hippique et en Concours complet d’équitation. C’est une monte qui demande un cheval
tendu, suffisamment assoupli et soumis aux aides classiques. Elle impose au cavalier,
grâce à l’adhérence des mollets et du bas des cuisses, une assiette et un équilibre
lui permettant à tout instant de coordonner ses mouvements avec ceux du cheval, tout
en restant en permanence maître de l’emploi de ses aides, afin de pouvoir, à volonté,
modifier la direction, l’impulsion, la vitesse et l’équilibre de son cheval.
Cet ouvrage atteindra son but s’il contribue à créer chez nos cavaliers une certaine
uniformité dans la conduite du dressage de leur cheval, dans leur façon de monter
sur l’obstacle et d’effectuer un parcours. Cette uniformité ne prétend pas pour autant
brider l’initiative de nos cavaliers, dont la personnalité pourra toujours, dans le
cadre général ainsi tracé, se manifester par leurs dons particuliers : perçant, adresse,
précision, sens du train et de la distance, volonté de gagner.
Un premier chapitre traitera du style du cheval et du cavalier sur le plat; un deuxième,
du style du cheval et du cavalier sur l’obstacle; un troisième donnera quelques conseils
succincts sur le dressage du cheval d’obstacles; un certain nombre de directives enfin
sur la monte en épreuve feront l’objet d’un quatrième chapitre. Le lecteur devra tenir
compte de ce que certaines considérations relatives à la monte sur l’obstacle, et
notamment en épreuves, demandent au cavalier un certain acquis et relèvent parfois
de l’Équitation supérieure. » Présentation de l’éditeur (1970)