viaf : http://viaf.org/viaf/89452382
Neergaard, Jens Veibel (1776? – 1864)
: Neergard, Jens Weibel
« Médecin et vétérinaire danois; naquit à Juellinge (Seeland), le 3 juillet 1775; son père était fermier. Il suivit les cours de droit à l’Université de Copenhague (de 1794 à 1796), en même temps qu’il occupait un emploi dans les finances de l’État. Mais bientôt il s’adonna de préférence aux sciences naturelles et vétérinaires, étudia ces dernières sous la direction d’
Abildgaard
, et fréquenta aussi les cours de médecine et de chirurgie. Il fit quelques leçons publiques à l’École vétérinaire et y fut, en 1801, nommé lecteur ou second professeur. En 1802, il est membre de la Commission des remontes. En 1803, il quitte son emploi à l’École vétérinaire et reçoit du roi une subvention pour aller pendant trois années s’instruire à l’étranger dans l’art vétérinaire, les haras et les sciences naturelles. Il va d’abord à Goettingue, où il a le bonheur d’étudier sous d’illustres professeurs, entre autres Blumenbach et
Beckmann
; il y prend le grade de docteur en médecine (1804), et fait quelques leçons sur certaines parties delà médecine vétérinaire, en qualité de privât docent. Il se rend ensuite à Berlin, visite la Bohème, l’Autriche, Vienne et revient en Danemark en 1807, au moment où Copenhague était assiégé par les Anglais. Il prend aussitôt du service dans l’armée, et bientôt est nommé cornette au régiment
de dragons de Seeland. En 1809, il quitte le service militaire, est nommé membre permanent de la Commission des remontes, avec le titre de commissaire supérieur de la guerre. Il va vivre alors pendant dix-huit mois dans sa propriété de Castrupgaard, où il peut satisfaire son goût pour l’agriculture. Dans l’hiver de 1812-1813, il fait un cours public à Copenhague, et accepte en 1822 les fonctions de commissaire général de la guerre. L’année suivante, il fait agréer au roi un nouveau règlement pour l’organisation des remontes. À la prière de la Société d’agriculture, il entreprend l’étude du ressort de Slagelse au point de vue de la statistique et de l’économie rurale. En 1825, il vient s’établir à Copenhague et fait, pendant deux hivers, des cours sur les tempéraments. En 1828, il entreprend, aux frais de l’État, un voyage dans les diverses provinces du Danemark, pour en étudier l’élève du bétail. À partir de cette époque, Neergaard vécut dans sa propriété de Frederiksholm (près de Copenhague), qu’il quitta en 1835 pour aller habiter sa nouvelle campagne de Frederiksberg. Il est mort le 23 janvier 1864 à Roskilde, âgé de quatre-vingt-onze ans.
Des spéculations malheureuses lui avaient fait perdre peu à peu presque toute sa fortune et l’avaient réduit à accepter une pension de l’État. La franchise de son caractère lui avait attiré des inimitiés assez puissantes, qui contribuèrent à sa déconfiture. Malgré ses déboires, il resta dévoué à la science; car, dans son testament, rendu public dès 1854, il laissait tout son avoir (estimé à environ 44 000 francs) pour être affecté, après sa mort et celle de ses trois enfants (leurs héritiers éventuels exclus), à la fondation d’une rente destinée à aider dans ses études vétérinaires, un jeune homme d’élite. Il ordonnait aussi qu’on l’enterrât à côté d’Abildgaard, son maître et son ami.
Neergaard avait consacré à l’étude les loisirs de sa longue carrière. Il a rédigé un grand nombre de mémoires et d’ouvrages importants sur l’anatomie et la physiologie comparée, sur la phrénologie, la médecine vétérinaire, etc. Son premier travail, publié en collaboration avec
Viborg
, est un Traité de l’anatomie du cheval, destiné aux élèves de l’Ecole vétérinaire de Copenhague (
Danske Benaevelser lil Hestens Anatomie,
Bygning og Behandling
, 1800; 2
e
éd., 1828). Sa thèse inaugurale de Goettingue a pour titre :
Commentatio anatomico-physiologica sistens disquisitionem, an verum organorum digestioni inserventium discrimen inter animalia herbivora, carnivora et omnivora reperiatur
? 1804, 3 pl. Sur l’anatomie comparée de l’appareil digestif, il a encore publié :
Vergleichende Anatomie and Physiologie der Verdauungswerkzeuge der Säugethiere and
Vögel
(avec préface de Blumenbach); Berlin, 1806, 3 pl. ; 2
e
éd., 1815. L’année suivante, il donna :
Beitraege zur vergleichenden Anatomie, Thierarzneikunde and Naturgeschiehle
; Goettingue, 1807. — Sur les dents des mammifères, sur l’âge du cheval, il a publié :
Vergleiehende Anatomie and Physiologie der Zähne der Säugethiere überhaupt, and besonders des Mensehens und des Pferdes
; Copenhague, 1815, in-4°, avec pl. ; — Naturbeschreibung der Zähne des Pferdes... nebst einer Anleitung der Aller des Pferdes…; Copenhague, 1814, in-4°, avec 18 pl. in-fol.; 2
e
éd., 1823. — De sa plume sont sortis aussi un grand nombre d’articles parus de 1826 à 1835 dans des publications périodiques de son pays, et relatifs à l’élève du cheval, aux courses, aux haras, etc. Son œuvre la plus importante est son Traité d’extérieur :
Heslens Exterieur
, Copenhague, 1837, avec 6 pl., qui ne comprend que la première partie du travail projeté. »
Neumann (1896)