L'inattendue bibliothèque du Musée du Cheval de Verden

À la découverte inattendue de la Bibliothèque du Musée du Cheval de Verden 

Que convient-t-il de retenir du colloque que La Bibliothèque Mondiale du Cheval a organisé le 17 août dernier dans le Centre Charlemagne d’Aix la Chapelle à l’occasion des Championnats du Monde FEI ? Ne sommes-nous pas évidemment les plus mal placés pour en parler ! 
Ce dont nous sommes en revanche et désormais convaincus c’est que la solide promotion préalable que nous avions envisagée et les retombées qui ont suivies avaient donné un écho suffisant à notre petit évènement (il fallait quand même oser y aller en Allemagne, en plein week-end du 15 août !) pour qu’on en parle un peu…

Pour preuve ce courriel reçu, par exemple, d’Outre-Rhin cet été : « En recherchant sur Internet, je suis tombée sur votre site, que je ne connaissais pas du tout. C’est un projet très passionnant qui nous intéresse beaucoup ! Merci pour votre travail ! Je me demandais si vous connaissiez notre bibliothèque. Nous sommes le musée allemand du cheval (Deutsches Pferdemuseum), situé à Verden, en Basse-Saxe, et nous disposons d’une bibliothèque hippologique qui compte parmi les plus importantes d’Allemagne. Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations, n’hésitez pas à me contacter. Étant moi-même franco-allemande, cela me ferait très plaisir, car la langue constitue souvent un obstacle aux échanges sur le thème du cheval entre la France et l’Allemagne » Cordialement Signé : Christine Rüppell, M.A, Fachwissenschaftliche Leitung.                                                                                        
Ce à quoi Marie-Laure Peretti, bibliothécaire en chef de LBMC, répondait : « Chère Madame, Nous vous remercions pour votre intérêt : nous sommes ravis de pourvoir entrer en contact avec vous. Nous venons de commencer à nous plonger dans la littérature allemande. Votre mail tombe à pic. Nous serions ravis de vous présenter le programme de notre Bibliothèque plus avant et de découvrir votre fonds hippologique. Il y a sûrement un pont entre nos cultures équestres à construire grâce à vous ! ».
Wunderbar!
Quelques semaines plus tard nous avions fait connaissance avec la signataire du courriel. La cinquantaine, historienne de l’art, Christine Rüppell a témoigné très tôt de son intérêt pour le cheval et la "chose équestre" au travers d’un Mémoire de maîtrise sur la décoration intérieure des écuries du château de Weissenstein à Pommersfelden (Franconie). Elle a ensuite intégré le Musée allemand du cheval en 2005 et en assure depuis la direction scientifique et, à ce titre, est responsable notamment des collections du musée, des expositions et de l'orientation thématique générale. 
Concernant la bibliothèque et des archives photographiques du Deutsches Pferdemuseum, c’est Britta Stühren, Bibliothécaire diplômée, qui opère et ce depuis 1999. Après un intermède de 2014 à 2021 passé à la bibliothèque et des archives iconographiques du Focke-Museum à Brême, Britta a repris du service à Verden.
Si statutairement Christine Rüppell est responsable des collections et de leur agrandissement, elle assure prendre, avec Britta Stüren, les décisions concernant les acquisitions ou l'acceptation de dons tout en précisant que cette dernière dispose toutefois également d'un budget dédié aux acquisitions, notamment pour la section "accès libre".
Ainsi va donc le fonctionnement du Musée de Verden que quelques questions amènent à mieux connaitre.

 
X. L. : À quand remonte la création du musée de Verden ?
C. R. : Le Musée allemand du cheval peut se prévaloir d’une histoire de plus de cent ans.
En 1918, l’association Verdener Heimatbund a été fondée et a mis en place un musée régional. À partir de 1927, la création d’une section spécifique intitulée "Musée du cheval" a été lancée de manière ciblée.
Dans la bibliothèque, nous conservons un carton à dessin portant l'inscription "Le cheval de Verden 1924". Il est considéré comme le point de départ de la collection consacrée au cheval.
 
X. L. : Quelles en sont ses différents composants, les principales étapes ?
C. R. : Après l'interruption des activités du musée pendant la Seconde Guerre mondiale, celui-ci a rouvert ses portes en 1956. En cette période de changement, où les chevaux disparaissaient de plus en plus de la vie quotidienne, des initiatives ont vu le jour pour dissocier le musée du cheval de l'association Heimatbund. C'est finalement en 1965 que l'association Deutsches Pferdemuseum e.V. a été fondée. Depuis lors, cette association à but non lucratif est l'organisme gestionnaire du musée.
La création de l'association et l'adoption du nom Deutsches Pferdemuseum ont marqué la volonté de devenir un musée d'envergure nationale consacré au cheval.
Le lancement d'un soutien financier continu à partir des années 1980 a constitué une étape importante. Depuis lors, le musée bénéficie d'une aide financière accordée par l'arrondissement (Landkreis) de Verden et la ville de Verden. Il reçoit également des subventions de la Fédération équestre allemande (aujourd'hui Pferdesport Deutschland) ainsi que des fédérations affiliées chargées des sports équestres et de l'élevage.
Alors que le musée avait jusqu’alors été développé par des experts en élevage et en chevaux, tels qu’Erich Clausen, ou Hans Joachim Köhler, il a été possible, pour la première fois, de nommer un directeur scientifique à temps plein. Grâce à des acquisitions ciblées, la collection a pu être enrichie par la suite sur le plan qualitatif.
En 2000, le musée a emménagé dans ses locaux actuels, une ancienne caserne de cavalerie de 1830.
La collection du musée repose aujourd’hui sur trois piliers : la collection d’objets, la bibliothèque ainsi que les archives photographiques et cinématographiques.
Le Musée allemand du cheval est le musée national de référence consacré à l’histoire du cheval et de l’homme. Il est situé dans l’une des principales régions équestres d’Allemagne (Basse-Saxe), où le cheval est encore omniprésent aujourd’hui.
Le Musée allemand du cheval se veut aujourd’hui un centre d’expérience autour de la fascination pour le cheval. En tant que "forum de connaissances", il souhaite, grâce à ses collections et à ses offres, établir des références dans la médiation de ce thème et encourager les échanges.
Avec sa collection, constituée au fil de près de cent ans d’histoire et composée d’une collection d’objets, d’une bibliothèque et d’archives photographiques, le musée dispose d’une source d’information unique et importante. Elle constitue la base du "forum de connaissances“.
 
X. L. : Et l’histoire et la constitution de la bibliothèque dans ce contexte ?
C. R. : La constitution de la bibliothèque a débuté en 1970 sous l'impulsion de Hans Joachim Köhler, alors directeur du musée. Cependant, dès les années 1930, on exprimait déjà le souhait de créer un « institut de recherche hippologique ».
Au départ, la bibliothèque était située dans des locaux distincts de ceux du musée. C’est lors du déménagement vers le site actuel, en 2000, que la bibliothèque et le musée ont été réunis pour la première fois sous un même toit. Depuis lors, une partie de la littérature équestre moderne peut être empruntée à la bibliothèque municipale de Verden, située juste à côté. Le reste des ouvrages (à consulter sur place) se trouve dans la bibliothèque, dans les archives et dans les réserves.
Les ouvrages historiques partie du fonds de référence de la bibliothèque ne sont consultables que sur-place et sur demande préalable.
La bibliothèque s'est constituée à partir de diverses donations et successions de personnalités éminentes du monde du cheval et de l'équitation. Des acquisitions et des prêts sont venus compléter le fonds, qui ne cesse de s'enrichir grâce à des dons et à des achats.
Actuellement, la bibliothèque compte environ 18 000 volumes et quelque 200 titres de revues.
 
X. L. : Quel est le nom, si elle a un nom différent du musée, de la bibliothèque de Verden 
C. R. : Bibliothek – Hippologisches Institut des Deutschen Pferdemuseums ou en abrégé Hippologische Bibliothek
 
X. L. : Quels furent, au cours de son développement, les bibliothécaires les plus actifs ?
C. R. : Ilsemarie Mackensen (non bibliothécaire, en poste de 1990 à 1999 environ ?)
Hans Joachim Köhler (non bibliothécaire, en poste de 1970 à 1984 ?)
Britta Stühren (bibliothécaire diplômée, en poste de 1999 à 2014 et de 2021 à aujourd'hui)
 
X. L. : Et l’origine des fonds qui la constituent ? 
Provenant principalement de fondations et de legs d'associations et de particuliers issus du monde de l'élevage et de l'équitation.
 
X. L. : Qui furent les donateurs des collections les plus importantes ?
C. R. : La bibliothèque du cavalier de concours complet Otto Rothe (1924-1970), qui collectionnait des ouvrages sur tous les domaines de l'équitation, en particulier sur l'élevage des chevaux Trakehner, constitue une partie essentielle de la collection actuelle.
Le fonds provenant de la succession de l’hippologe Gustav Rau (1880-1954), comprend des ouvrages sur l'élevage des chevaux à sang chaud de la première moitié du XXe siècle et sur les clubs d'équitation de 1920 à 1954.
D'autres dons et fonds proviennent de :
Waldemar Seunig (1887-1976), formateur, auteur, hippologue
Hubert Rudofsky (1897-1986), formateur, directeur de haras, hippologue
Erika Schiele (1914-1990), éleveuse de chevaux arabes, autrice
Josef Neckermann (1912-1992), cavalier de dressage, formateur, auteur
Dr Anton Haug (1914-2001), vétérinaire
Hans-Heinrich Isenbarth (1923-2011), hippologue, animateur, journaliste sportif, moniteur d'équitation, auteur
 
X. L. : Quels furent les achats les plus significatifs ?
C. R. : Marx Fugger (1529-1597): Von der Gestüterey, Frankfurt am Main, 1584
Il s'agit sans doute de la plus ancienne publication allemande consacrée exclusivement à l'élevage des chevaux. L'auteur s'est appuyé ici sur sa propre expérience pratique acquise dans son haras situé près de Sonthofen, dans l'Allgäu. Son ouvrage a connu un grand succès. Elle a été rééditée et commentée par Johann Gottlieb Wolstein en 1786.
Winter von Adlersflügel (dates de naissance et de décès inconnues, milieu à fin du XVIIe siècle)
Neuer vermehrter Tractat von der Stuterey oder Fohlenzucht, Nürnberg, 1687
L’auteur est probablement né vers 1634 à Halberstadt. Son activité d’écrivain débuta après son départ du service des haras en 1674 et comprit, outre le présent ouvrage, de nombreux autres ouvrages (y compris des rééditions) consacrés à l’élevage des chevaux, à la médecine vétérinaire et à l’art de l’équitation.
Georg Engelhard von Löhneysen (1552-1622)
Von Zeumen. Gründtlicher Bericht des Zeumens und ordentliche Außteilung der Mündtstück und Stangen…, Grüningen, 1588
Issu d’une famille noble du Haut-Palatinat, Löhneysen était au service du duc Heinrich Julius von Braunschweig-Wolfenbüttel depuis 1583, d’abord en tant que maître d’écurie, puis comme capitaine des mines. Il enrichit peu à peu son ouvrage pour en faire un vaste traité thématique, publié pour la première fois en 1609, puis à titre posthume en 1624 sous le titre « Della Cavalleria ».
 
X. L. : Combien d’ouvrages, de Grisone (vous nous avez dit que c’était l’auteur le plus ancien référencé) à 1950, la constituent ?
C. R. : On compte environ 4 156 ouvrages jusqu'à l'année de parution 1950. Il faut également mentionner l'ensemble des calendriers de courses et des registres des centres d'élevage, qui sont eux aussi archivés dans le magazine.
 
X. L. : Pouvez-vous effectuer une ventilation du nombre d’’ouvrages, référencés siècle par siècle, du XVe au XXe (jusqu’en 1950) ?
C. R. : 1551-1600 = environ 123
1600-1700 = environ 68
1700-1800 = environ 662
1800-1950 = environ 1 476
 
X. L. : Et une autre ventilation par pays d’édition ? 

C. R. : À l'heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de ventiler ces chiffres par pays d'origine. Notre fonds comprend des ouvrages en allemand, en anglais et en français. On trouve également, de manière ponctuelle, dans les registres généalogiques, des ouvrages provenant de Belgique, de Pologne, de Russie et d'Italie.
 
X. L. : Quels sont à votre avis les auteurs et les titres allemands les plus rares ou importants du fonds de la Bibliothèque de Verden ?
C. R. : Marx Fugger: Von der Gestüterey, Frankfurt am Main, 1584
Georg Engelhard Löhneysen: Von Zeumen, Grüningen, 1588
Pinter von der Au: Neuer vollkommener verbesserter und ergänzter Pferd-Schatz, Frankfurt am Main, 1688
J.B. Baron von Sind: Vollständiger Unterricht in den Wissenschaften eines Stallmeisters, Göttingen und Gotha, 1770
Johann Elias Ridinger: Vorstellung der Pferde nach ihren Hauptfarben und derselben verschiedenen Abtheilungen, Complexion, und der daraus entspringenden Beschaffenheiten, Augsburg, um 1770
Johann Gottfried Prizelius: Vollständige Pferdewissenschaft, Leipzig, 1777
Christian Ehrenfried Seifert von Tennecker: Handbuch der niedern und höhern Reitkunst, Leipzig, 1805
Ludwig Hünersdorf: Anleitung zu der natürlichsten und leichtesten Art, Pferde abzurichten, Marburg und Kassel, 1818
Louis Seeger: System der Reitkunst, Berlin, 1844
Carl Graefe: Die Haltung und der Sitz des Reiters, Weimar, 1855
Paul Plinzner: Künstliche Mittel zu nützlichen Zwecken, Stendal, 1879
Gustav Steinbrecht: Das Gymnasium des Pferdes, Potsdam, 1886
Georg Graf Lehndorff: Handbuch für Pferdezüchter, Berlin, 1889
Richard Schoenbeck: Der Damen-Reitsport, Leipzig, um 1911
Benno von Achenbach: Anspannen und Fahren, Berlin, 1921
Udo Bürger: Der Reiter formt das Pferd, Hannover, 1939
 
X. L. : Pensez-vous, sur ce plan avoir rassemblé l’essentiel de la « production » équestre allemande où d’autres bibliothèques (privées ou publiques) disposent-elles d’ouvrages importants que vous ne posséderiez-pas ?
C. R. : Le fonds de la bibliothèque ne représente pas, en nombre, la majorité de la littérature équine parue en Allemagne. Cependant, il s’est enrichi grâce aux legs personnels d’experts issus du milieu équestre et se prête à des travaux scientifiques sur des thèmes spécifiques. De par sa composition, ce fonds est unique en son genre. Ces ouvrages sont toutefois également répertoriés dans les grandes bibliothèques universitaires. La bibliothèque de l’École vétérinaire de Hanovre dispose d’un fonds spécialisé en médecine vétérinaire. Grâce à la filière "Sciences équines" (Pferdewissenschaften), la Georg-August-Universität de Göttingen dispose également d’un fonds très complet, comprenant notamment de la littérature spécialisée historique sur le sujet. Par ailleurs, les universités d’Osnabrück et de Nürtingen-Geislingen se concentrent davantage sur les aspects économiques et de gestion d’entreprise du secteur équin. L’Université libre de Berlin (FU Berlin) propose également un cursus en sciences équines. 
Parmi les autres bibliothèques importantes consacrées au cheval, on trouve celles issues de la noblesse, comme par exemple la bibliothèque de la cour de Thurn und Taxis à Ratisbonne ou la Herzog-August-Bibliothek à Wolfenbüttel. Il convient également de mentionner les bibliothèques nationales de Leipzig et de Francfort, ainsi que la Bibliothèque d’État de Berlin, qui fait partie du Fonds culturel prussien.
Les collections privées en Allemagne contiennent certainement, dans certains cas, des ouvrages importants qui ne figurent pas dans la Bibliothèque hippologique. Nous ne disposons tout simplement pas des moyens financiers nécessaires pour prétendre à l'exhaustivité.
Une collection très importante et très riche a par exemple été constituée de son vivant par Johan Dejager (1959-2019), un passionné de chevaux et entrepreneur flamand originaire d’Anvers. Sa bibliographie figure dans notre bibliothèque.
 
X. L. : Un ouvrage particulier vous manque-t-il ? 
C. R. : Oui ! Et pas seulement un ouvrage ! Il y a de nombreux titres que nous aimerions ajouter à notre bibliothèque.
 
X. L. : Quelle proportion d’ouvrages est numérisée ? Sur quel type de système informatique assurez-vous la gestion et le développement de la Bibliothèque de Verden ?
C. R. : Une partie des ouvrages du fonds ne figure pas encore dans le catalogue numérique de la bibliothèque (les résultats de recherche correspondant à vos questions sur la répartition des fonds ont été générés à partir du catalogue numérique de la bibliothèque). 
Nous utilisons Axiell Collections comme système de base de données. Nous utilisons également Bibliotheca Next afin de rendre notre fonds accessible via la bibliothèque municipale publique de Verden. Cela permet d’étendre les horaires d’ouverture pour les usagers de la bibliothèque, puisque la bibliothèque municipale est ouverte du mardi au samedi de 10h à 17h et le samedi de 10h à 13h. Une partie des livres sur les chevaux peut être empruntée. À l’heure actuelle, plus de 1 500 livres sont disponibles au prêt. Ce fonds est régulièrement enrichi.
La numérisation de livre est actuellement mise en œuvre dans le cadre d'un projet ayant fait l'objet d'une demande de subvention. Jusqu'à présent, nous n'avons numérisé des ouvrages que dans des cas isolés, mais pas encore à grande échelle. Dès que nous disposerons des moyens techniques nécessaires, nous pourrons faire avancer ce projet.
 
X. L. : Qui dirige actuellement la bibliothèque ? Avec quelle équipe ? Qui la finance ?
C. R. : La bibliothèque est dirigée par Britta Stühren, bibliothécaire diplômée. Le poste correspond à un temps de travail hebdomadaire de 25 heures. Il n'y a pas d'autres employés. Pendant de courtes périodes, la bibliothèque bénéficie parfois de l'aide de bénévoles ou de stagiaires. Elle est financée par l'association Deutsches Pferdemuseum, dont elle fait partie, elle-même soutenue à parts égales par le district de Verden et la ville de Verden.
 
X. L. : Quelles relations institutionnelles et soutiens avez-vous ? Fédération équestre allemande ? Ministère de l’Agriculture ? Ländern ?
C. R. : Le musée bénéficie d'un soutien institutionnel sous forme de subventions de fonctionnement accordées par l'arrondissement de Verden (Landkreis) et la ville de Verden. Le musée reçoit également des subventions de la Fédération équestre allemande (désormais Pferdesport Deutschland) ainsi que des fédérations d'équitation et d'élevage qui y sont affiliées. Pour des projets ponctuels, tels que des restaurations ou des acquisitions, des demandes de subventions sont adressées à des organismes de financement tels que le Landschaftsverband Stade, la Stiftung Niedersachsen, Niedersächsische Sparkassenstiftung ou encore le fonds de soutien aux musées de la société Fielmann AG.
 
X. L. : Quelles sont vos objectifs à court et moyen terme ? Et l’avenir ? 
C. R. : Nous travaillons actuellement à rendre nos trois domaines de collection consultables et accessibles via une base de données en ligne. Cette base de données sera accessible dès sa publication sur le site Internet du Musée allemand du cheval.
Grâce à l'acquisition d'un scanner de musée subventionné, nous aurons également la possibilité, à l'avenir, de numériser certaines livres.
La préservation des collections constitue un objectif majeur. Dans le cadre de projets subventionnés adaptés, nous faisons régulièrement restaurer des livres historiques issus de nos collections. De même, au sein du réseau d’intervention d’urgence de Verden, nous assurons la protection des livres historiques grâce à des mesures préventives et à des exercices d’urgence.
Un autre objectif consiste à enrichir la bibliothèque par des acquisitions ciblées. Toutefois, pour les acquisitions d’envergure, le musée dépend de subventions.
 
X. L. : Que pensez-vous de La Bibliothèque Mondiale du Cheval ?
C. R. : Le projet de la Bibliothèque Mondiale du Cheval nous impressionne beaucoup et nous y voyons une plateforme passionnante, internationale et en pleine expansion, qui rassemble l'ensemble de la littérature consacrée au cheval. Elle constitue ainsi un outil de recherche essentiel et une source inépuisable de connaissances.
 
X. L. : Qu’attendez-vous d’un partenariat avec elle ?
C. R. : Nous sommes ravis de pouvoir soutenir le travail de la Bibliothèque Mondiale du Cheval en collaboration avec la bibliothèque du Musée allemand du cheval, qui compte parmi les plus importantes bibliothèques consacrées au cheval en Allemagne. Nous espérons que cela débouchera sur de nouvelles collaborations et synergies.

Propos recueillis par Xavier Librecht (oct 2026)