Le traité d'équitation inédit du sieur de Lugny

Le traité d’équitation inédit du sieur de Lugny

Il est sorti… Il est tout chaud… Quoi donc ? Une École d’Équitation à la Fin de la Renaissance. Le traité inédit du Sieur de Lugny écrit en 1597 et ignoré jusqu’à ce que Frédéric Magnin, chercheur au CNRS féru de culture équestre ne l’exhume, ne le déchiffre, ne le revisite dans le contexte de l’époque afin que quatre cent ans après nous puissions nous imaginer travailler dans l’école d’équitation de cet écuyer du XVIe siècle.

Tout part, en 2013, de la trouvaille d’un manuscrit daté de 1957, figurant au catalogue de la Librairie Blackwell’s Rare Books d’Oxford, … Puis, en cherchant bien, la découverte de six autres inédits notamment en Allemagne et au Danemark. C’en était trop pour Frédéric ! Ou pas assez ! Nous voulons dire qu’il était impensable après telle veine, de ne pas s’y pencher davantage, de ne pas approfondir le sujet.
Car le travail de transmission de l’art de celui qui aurait pu rester l’obscur Louis de Chardon, Sieur de Lugny, paraît seulement quatre ans après la première impression du premier livre Des preceptes principaux que les bons cavalerisses doivent exactement observer en leurs escoles de Salomon de la Broue, un ouvrage considéré comme le premier traité d’équitation signé par un écuyer français, faisant suite à ceux publiés par les écuyers italiens.

De quoi exciter la curiosité et l’application du chercheur, non ?
L’étude du contexte dans lequel le Sieur de Lugny travailla, étudia, expliqua, exprima cet art équestre est tout aussi remarquable que l’étude du texte de l’ouvrage, lui même.
Au bout du compte Frédéric Magnin au delà d’un incomparable travail de recherche permet au lecteur de mieux « saisir » le pourquoi et le comment de l’équitation pratiquée et dispensée par les « escuyers françois » de l’époque, le tout à une époque charnière de notre civilisation : la Renaissance.
Ce coup de maître (de manège ? d’édition ?) n’aurait pas vu le jour, quatre siècles après ses premières éditions, sans de nombreux soutiens, à commencer par ceux de l’Institut français du cheval et de l’équitation, de l’association « Les amis du Cadre Noir » et d’une souscription volontaire (via le site internet Ulul) auprès de nombreux passionnés.
Il est encore possible de se procurer « Une Ecole d’Equitation à la Fin de la Renaissance » auprès de l’auteur au prix de 39 Euros + frais de port et d’emballage. Contact : ahce@orange.fr