La bibliographie oubliée de Mr Kumps

Les recherches bibliographiques d’Henry Kumps (18..-19..) n’ont malheureusement jamais été imprimé in extenso. Pour avoir une idée de leur teneur, il a fallu compiler laborieusement des pages de revues dispersées sur une quinzaine d’années : en effet, publiées à la manière d’un feuilleton, d’abord dans la Revue des Haras à partir de juillet 1888, devenue plus tard la Revue Hippique, l’ensemble n’est pas facile d’accès. Même, il se mérite… La pagination très irrégulière a dû frustrer l'amateur de l'époque de culture équestre. En effet, la revue se terminait par deux ou trois pages consacrées à Kumps, allant parfois jusqu'à quinze, ou dans le pire des cas, carrément réduites à la portion congrue d’une demi-colonne sur la dernière de couverture. Et ce n'est pas tout: les premiers numéros de l’année calendaire de la publication ne contenaient rien, la série ne reprenant qu’aléatoirement au printemps.


Consulter cette bibliographie chevaline relève vraiment de la gageure pour encore une autre raison : Henry Kumps l’avait agencée, comme beaucoup, par ordre chronologique. Difficile de s’y retrouver ! Pourtant, sans lui, les recherches de Mennessier de La Lance auraient été plus ardues; en effet, le bon général signale le travail de ce bibliophile belge comme une source qui lui a été précieuse lors de la constitution de sa propre et imposante bibliographie équestre.
Cette ébauche, intitulée Bibliothèque de l’homme de cheval – Bibliographie chevaline, canine, hippique et cano-vétérinaire, de la carrosserie et de la sellerie, démarre en 1372 et se poursuit jusqu’en 1823. Elle comporte des titres en plusieurs langues. Selon les années, les détails sur chaque livre varient, mais on y trouve à minima le titre, l’auteur, le lieu, l’éditeur, l’année d’édition, le format; l’ensemble est souvent commenté.

Sur Henry Kumps, on ne sait presque rien pour le moment. Peut-être s’agit-il d'un magistrat de Louvain, né à Anvers en 1834 et décédé en 1908? Rien ne permet de l’affirmer. Il est également regrettable que l’absorption de la Revue Hippique au profit du Sport Universel illustré ait eu raison de ce rythme de parution si aléatoire. L’inventaire de Kumps disparaît alors au profit d’une critique de livre venant de paraître, non signée. Dommage, car Il est fortement probable que l’érudit avait relevé des publications postérieures à 1823.

 

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